Les Tiques

L'impact potentiel des morsures de Tiques

Les Tiques renferment plusieurs types d'agents "pathogènes" => Borrélies (maladie de Lyme), Virus, Rickettsies, ... (pouvant transmettre des infections +/- des "co-infections", surtout en cas de faiblesse de notre système immunitaire et/ou de notre système digestif => en cas d'acidification du terrain, d'intoxication aux "Métaux Lourds" et/ou aux additifs alimentaires et/ou médicamenteux, d'intolérance(s) et/ou d'allergie(s) alimentaire(s), d'ElectroHyperSensibilité, de Sensibilité Chimique Multiple, ...).

Lorsque la Tique mord la peau, elle "régurgite" de la salive, qui peut contenir différents micro-organismes, dont des bactéries (par ex. une Borrelia, pouvant provoquer la maladie de Lyme) mais aussi des virus, des parasites, des champignons, ... (à l'origine de "co-infections").

C'est le fait que la Borrelia soit associée à d'autres micro-organismes pathogènes qui génère d'aussi multiples atteintes tissulaires au sein de notre organisme (articulations/tendons/muscles/os, cerveau, coeur/vaisseaux, système digestif, glandes endocrines, ... jusqu'à provoquer des Maladies Auto-Immunes, des formes de démence, des formes d'autisme, ...).

Une des particularités de la maladie de Lyme, c'est que la Borrélia est difficile à éradiquer et qu'une réactivation est possible après une phase plus ou moins longue de rémission (en particulier lors des "intersaisons" => début de l'automne et début du printemps).

La maladie de Lyme est sous-estimée en France car insuffisamment suspectée. Le test sanguin de dépistage est peu performant (test Elisa, n'utilisant que 3 souches de Borrelia, dont la souche américaine Borrelia Burgdorferi, alors qu'il y a d'autres souches en circulation en Europe. Les co-infections associées sont le plus souvent méconnues.

La Borreliose, une maladie devenue chronique

Selon le Dr Dietrich Klinghardt, la borréliose de Lyme est devenue une maladie chronique accompagnée de nombreux symptômes et d’autres affections, incluant douleurs chroniques, migraines, épilepsie, autisme, troubles de l’apprentissage et hyperactivité, maladie bipolaire, schizophrénie, dépression, anorexie, sarcoïdose, lymphome non hodgkidien, fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, maladie d’Alzheimer, maladie de Parkinson, sclérose en plaques, SLA (maladie de Charcot), troubles du rythme cardiaque, ... Selon lui, les bactéries de type Borrélia pourraient être impliquées d'une manière ou d'une autre dans ces maladies. 

Le point de vue du Dr Louis TEULIERES et la présentation d'un nouveau test utilisable depuis juillet 2019

Conférence du 28 juin 2019 dans l'Eure-et-Loir (https://www.youtube.com/watch?v=0OkXa_ElKZs

 

Le Dr Louis Teulières (immunologiste et infectiologue) a été responsable de recherches cliniques à l'institut Pasteur).

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Quelques notes prises au fil de la conférence

Le Dr Louis Teulières reprend l'historique de la "maladie de Lyme" (initialement à Borrelia burgdorferi) avec une variété de sous-types faisant qu'il est impossible de faire un vaccin effecace sur toutes les espèces et sous-espèce.

La tique ingurgite du sang de l'organisme qu'elle a mordu puis le régurgite et c'est alors que se produit l'infestation.

Le littoral n'est pas épargné ni les zones en altitude, le risque de contamination n'est pas limité aux zones forestières à cervidés.

Les 3 stades de la tique sont contaminants (donc la contamination est possible quelle que soit la taille de la tique, qui peut ne pas être visible dans les plis du corps). 

Les bactéries du genre borrelia font partie de la famille des spirochètes qui peuvent regrouper en profondeur au sein des tissus au sein de l'organisme infecté, se protégeant des agressions par un biofilm. Le traitement par antibiotique stimule ce comportement des spirochètes (comme c'est le cas pour d'autres micro-organismes dits "gram négatifs intracellulaires" tels que chlamydia, brucellose, ainsi que les mycobactéries de la lèpre, de la tuberculose, etc.). Ainsi, il vaudrait mieux opter le cas échéant pour un traitement antibiotique par séquences répétées et non pas un traitement antibiotique de longue durée d'emblée. Un autre mode de défense est la capacité de sélection de mutants résistants aux antibiotiques, qui transmettront cette capacité de résistance aux antibiotiques à toute leur lignée. Un traitement antibiotique de longe durée peut exposer à l'apparition de ses 2 modes de résistance de la borrélia.

Les caractéritiques principales de la borrelia sont la longueur de son noyau (matériel génétique) et la présence de plasmides ( "capsules" qui contiennent également du matériel génétique, donc tout n'est pas dans le noyau), ainsi une partie des antibiotiques n'est pas efficace.

La borrelia est donc une bactérie qui a la capacité de se cacher dans des zones peu vascularisées, qui se cache derrière des biofilms et qui est en partie réfractaires aux antibiotiques. Contrairement à d'autres maladies infectieuses, il n'y a d'arbre décisionnel, de protocole spécifique à la Maladie de Lyme. Il n'y a pas de procédures opératoires standardisées avec des traitements clairs de "1ère intention", de "2ème intention", etc. Chacun s’adapte ensuite car la médecine est un art. Les médecins peuvent être en difficultés pour la prise en charge de cette maladie, même s'il y a des critères pour sélectionner les antibiotiques à privilégier, en fonction de certains éléments.

La réaction locale allergique inflammatoire typique est un érythème migrant, qui survient après 48H. Il est actuellement généralement admis que c’est à traiter par antibiotique s’il y a un érythème migrant, mais les formes ne sont pas toujours évidentes (l'aspect typique est en cocarde) et franches, et peuvent être confondues avec une piqure d’araignée par ex. ou une autre cause d’érythème. Ce stade 1 est souvent accompagné d’un syndrome grippal (donc au total stade 1 typique = fièvre, fatigue, douleur et rougeur).

Dans les stades 2 ou 3, cela devient compliqué (il y a autant de symptomatologies différentes qu’il y a d’individus) et les différentes grilles mises au point ne sont qu'une aide. Toute infection qui devient chronique donne de la fatigue et des signes inflammatoires (à rechercher afin de mettre en oeuvre une prophylaxie). 

L’ILDAS ou International Lyme and Associated Diseases Sociéty (association de médecins, patients et scientifiques => https://www.ilads.org/) préconise un traitement antibiotique dit prophylactique, quelque soit le temps d’attachement de la tique, même en l’absence d’érythème migrant (en tout cas en zone d’endémie), Amoxicilline ou Cyclines ou Macrolides. La sérologie n'a aucun intérêt au moment de la piqure car les anticorps mettent entre 5 et 8 semaines à apparaitre (test Elisa tout comme pour le Western Blot).

La borrelia ne reste pas dans la circulation, c'est pourquoi les tests ne sont pas corrélés entre la charge bactérienne et le niveau des anticorps (donc on peut être très malade avec peu de charge ou inversement). La sérologie ne se positive éventuellement que tardivement, ne reflète pas ce qui se passe concrètement et ne permet pas de faire un suivi de la pathologie. Contrairement à d'autres tests de sérologie, l'interprétation des taux des IgM et des IgG n'est pas fiable pour déterminer si l'infection est récente ou ancienne.

Consensus de 2006 = 2 à 3 semaines, au moins 4 à 6 semaines selon ILDAS. Les multiples symptômes peuvent être en lien avec la maladie de Lyme ou bien avec d'autres choses, en lien avec les antécédents, le mode de vie, etc.

Grille de CHRONIMED => fatigue + 5 critères), https://fr.wikipedia.org/wiki/Chronimed

Importance des signes neuro-vasculaires +++

Notion de SPPT (Sémiologie Persistante Polymorphe après morsure de Tique) ou syndrome persistant post-piqure de tique malgré 2 voire 3 traitements. Fiche SPPT de l'HAS (Haute Autorité de Santé) => https://webzine.has-sante.fr/upload/docs/application/pdf/2018-06/fiche_rbp_4_sppt-v1-180618.pdf

Notion de maladies immuno-inflammatoires (fibromyalgie, syndrome de fatigue chronique, sclérose en plaque, ... auto-immunité). Les facteurs déclenchants de la plupart des maladies neurodégénératives, pourraient être des infections chroniques.

Possibilité de faire une épreuve thérapeutique (traitement test pour voir si atténuation voire disparition des symptômes) en cas de faisceau d'arguments malgré des tests restant douteux et une forte suspicion. L'acharnemet thérapeutique par contre est une erreur.

Audit sur 100 patient en Irlande, avec le Pr John LAMBERT à Dublin (https://www.lymeresourcecentre.com/about-us/jlambert) sur le lien avec des causes infectieuse et 3 états (fibromyalgie, fatigue chronique et le SPPT). Il a mis en évidence des liens avec différents agents infectieux. L'élément déclencheur peut être une borrelia mais il y a beaucoup de co-infections telle que Babesia (frissons), Bartonella (ganglions et stries sur la peau), CMV, chlaymidia pneumoniae, brucellose (à proximité d'élevages, consommation de fromages fermier), EBV, leptospirose (baignades en rivière, chasseur, ...), etc. Des troubles neuro-psychiatriques peuvent être liés à des infections (rage bartonellienne, dépression brucellienne). Attention aux lieux de vacances, zones de voyages, au déroulement de la grossesse.

La tique, les puces, punaises de lit, taon, etc. La borrélia n'aime pas l'oxygène (ce qui est une faiblesse pour elle), ni la température (c'est pourquoi les cervidés ne sont pas malades mais uniquement porteurs car leur température corporelle est à 38°5 C). La candidose peut donner des signes qui ressemblent à la borreliose (rires immotivés des candidoses).

Quand il y a une infection, il y a un stress oxydatif et la production d'immunoglobulines et de cytokines inflammatoires + activation des cellules mastocytaires (production d'histamine, phénomène inflammatoire qui "passe" toutes les barrières et peut créer de l'inflammation à distance, y compris à l'intérieur du cerveau (franchissement de la barrière hémato-méningée, qui a deux zones de faiblesse, derrière les oreilles et derrière les yeux). Lien possibles avec les co-facteurs infectieux dans les cas de la maladie de Parkinson, de la maladie d'Alzheimer, etc. Les métaux lourds sont également des co-facteurs. NB: certaine cytokines sont bénéfiques.

La 1ère atteinte après le stress oxydatif et la production de neuromédiateurs est la chaine enzymatique de transformation du sucre qui empêche la production de Sérotonine (qui est un neuro-médiateur jouant le rôle d'anti-dépresseur naturellement produit par notre organisme). Une infection chronique peut donc favoriser une dépression. Il y a également un impact sur l'acide glutamique, est le précurseur d'un autre neuro-médiateur qu'est le GABA (qui est un anxiloytique naturellement produit par notre organisme). Il y a également une dé-régulation d'un 3ème neuro-médiateur, qui lui est excitant, qui est la Dopamine (nervosité). Augmentation des lactates et de l'ammoniac. Diminution des pyruvates.

Lorsqu'il y a inhibition de la régulation exercée par le GABA, en plus de l'anxiétét qui en résulte, il y a une modification du fonctionnement des canaux calciques, le Chlore reste "emprisonné" et il y a une dépolarisation du neurone (les signaux ne passent plus et le seuil de sensibilité à la douleur diminue, avec apparition également de fasciculations). Il y un impact sur le métabolisme du sucre, les lactates augmentent, la voie des pyruvates ne se fait plus et la respiration cellulaire est difficile ("asphyxie" cellulaire) et augmentation de l'azotémie. Tant au niveau des terminaisons nerveuses périphériques que des astrocytes (microglie), il y a une inflammation qui se produit et des variations de l'équilibre ionique (ressenti de "brouillard cérébral" par modification du fonctionnement nerveux périphérique et central). Les médicaments anti-inflammatoires ne permettent pas d'obtenir la guérison si le phénomène car l'infection chronique perdure (phénomène dont il manque encore la preuve, à l'origine de la controverse actuelle car il n'y a pas de test qui prouve que la bactérie est toujours là ... d'autant plus qu'elle se "planque").  

TESTS 

  • dopamine et sérotonine + acides aminés précurseurs des autres neuromédiateurs
  • bilan du système immunitaire dans ces comosantes humorales et cellulaire (phénoypage CD4, CD8, NK)
  • inflammation
  • système d'adaptation (thyroïde, surrénales et hormones sexuelles)  

+/-

  • ponction lombaire (signes inflammatoires indirects et anticorps spécifiques anti-borrélia). NB: 30% de faux-nagatifs
  • Elispot ou "TTL" (recherche mémoires spécifiques de lymphocytes T), dosage interféron gamma. Problème du temps de mise en présence (24H) et de la pureté de l'antigène présenté. test faussé si prise d'anti-infectieux ou d'immunomodulateur (dont les corticoïdes). Ne sert à rien la 1ère année. Se re-positive en cas de rechute. N'est pas une signature de présence de bactéries vivantes.
  • Sérologie Elisa, Western Blot (dosage immunoglobulines produites par lymphocytes B, CD19+). NB: le seuil de positivité est arbitraire ! (le P41 et le p48 sont non spécifiques). Un western blot positif n'implique pas une maladie de Lyme et un blot négatif n'exclut pas une maladie de Lyme
  • lymphocytes NK (CD3-CD56+, CD3-CD57+, rapport NKCD57/NKCD56) mais CD57 non spécifique de la maladie de Lyme, un CD57 bas n'est qu'un critère d'usure ("combat prolongé" contre un micro-organisme)

LES BASES DU TRAITEMENT DE LA BORRELIOSE

  • antibiothérapie pulsée (par séquences d'antibiotiques différents, pas plu sde 3 semaines consécutives pour chaque) pour limiter les phénomènes de résistance et la prolifération de formes kystiques
  • ré-équilibrer les systèmes de défense et d'adaptation (hypophyse/hypothalamus, thyroïde, surrénales)
  • soutenir le système digestif (corriger l'hyper-perméabilité intestinale, soutenir la détoxification hépatique, corriger une éventuelle candidose)
  • anti-parasitaires (pour casser les formes kystiques)
  • +/- anti-dopaminergique (Naltrexone) ou GABA ou sérotonine selon les cas

NOUVEAU TEST depuis le 1er jullet 2019 en Belgique, le seul en phase précoce = "test borrelia phage PCR" par les bactériophages (virus spécifiques qui modifient le matériel génétique des bactéries et les détruisent par lyse), qui n'est présent que si la bactérie est elle-même présente. Laboratoire REDLABS en Belgique => https://redlabs.be/ 

TESTS DE DEPISTAGE DES MALADIES VECTORIELLES A TIQUES => https://drive.google.com/file/d/1nduTxdt5H2q5HcKae81aEE7A5KMlTYaY/view)

Pour en savoir plus sur ce test PCR avec les phages:

http://blog.redlaboratories.be/2019/07/phelix-phage-borrelia-test.html

https://blog.ledroitdeguerir.com/pcr-phages-borrelia-maladie-lyme/

 

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 25/02/2020